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La justice à la chaine ça déraille toujours !


Rien de plus abject que de voir la justice exercer sa sale besogne. En france, comme partout, la balance n’est plus, l’a-t-elle jamais été, en équilibre. Mardi 8 décembre au tribunal correctionnel de tours, la salle est pleine : des accusé-e-s, des soutiens, des flics et une justice qui expédie tous les dossiers en moins de vingt minutes. C’est comme ça tous les jours ! Ce jour là, nous sommes trois, accusé-e-s de violence,de rébellion et de vol de casquette. Bien que nous n’avions rien à attendre de cette justice bourgeoise, nous subissons, une fois de plus, l’acharnement judiciaire.

Le juge particulièrement aigri sur son confortable dossier. Une procureur, exécrable au mieux, crache son venin sur des « inculpé-e-s qui décidément ne veulent pas remettre en cause leurs « idées ». Comme la plupart des procès, inutile pour le juge de connaître l’ensemble du dossier. Inutile les attestations relatant les faits recueillis ici et là dans la rue. Inutile aussi d’écouter, d’entendre et même, de laisser notre avocate ou nous même, nous exprimer. Les bonnes âmes assermentées (« le policier est assermenté, vous, vous n’avez que votre parole ! ») s’en sont chargés pour nous en fournissant de nombreux procès verbaux montés de toute pièce.

Après un long et interminable discours : sur la nécessité d’une police forte, armée et respectée (« Il y a une nécessité de la sécurité sinon c’est la turquie ! »), sur la présomption de culpabilité de tout manifestant(« Ce sont les inculpé-e-s qui ont créé l’événement par le nombre »), la procureur réclamera 2 mois de sursis et 150 euros d’amende ou des heures de TIG pour l’une d’entre nous, la relaxe pour le second, et 5 mois de sursis, 180 heures de TIG et 500 euros d’amendes pour le troisième.

Après 30 secondes de délibération sur son siège, le juge relaxe deux d’entre nous. Le troisième ressort avec 5 ans de mise à l’épreuve, 2 mois de sursis et 600 euros à verser au tortionnaire assermenté.

Alors que le pouvoir tente de nous faire plier, nous résistons. Car rien ne peut flétrir notre joie de vivre. Rien ne peut nous empêcher d’agir. Il y a aussi cette solidarité qu’ils ne comprennent pas et qu’ils ne pourront jamais détruire.
Nous ne sommes pas seuls à contrer leur attaques et nous répondons partout, tels les échos d’une révolte qui se répand comme une trainée de poudre.

De Tours à Athènes, de Turin à Copenhague...avec l’expression de nos salutations communes.